Le puit au frelons .

 

1885, à Sollières près d'Aix en Provence. Désoeuvrés depuis le départ pour le séminaire de leur "chef" Philibert, des chenapans découvrent, au fond d'un puits, un squelette dont le crâne contient encore la balle qui l'a perforé. Leur secret devient vite celui de Polichinelle...

Pourtant, personne au village ne songe à soumettre cette énigme à la maréchaussée. Sur fond de campagne électorale, dévots et libres-penseurs dissimulent d'un commun accord la dépouille et cherchent l'identité de la victime et de l'assassin.

Héloïse et Angelo, les amants terribles,seront les premiers à faire les frais de cette enquête insolite qui oscille entre la farce et la tragédie.


LE  GRAND  LIVRE  DU  MOIS - L'Actualité Littéraire.

Arlette Aguillon est l'héritière de Pagnol et de Giono. Ses personnages truculents, ses dialogues enlevés, son style sensuel et même parfois érotique redonnent à la littérature de terroir ses lettres de noblesse.

Dans un bourg provençal, à la fin du XXe siècle, Héloïse, la maîtresse du moulin, se partage entre deux hommes : son mari, le maire du village, et son amant Angelo, le colosse piémontais. Cette comédie fort leste est toutefois corsée par deux tragédies qui émeuvent tous les villageois... mais même lorsqu'elle devient sérieuse, Arlette Aguillon ne peut s'empêcher de nous transmettre sa joie de vivre!

 

 

Rue Paradis

Rachid, cancre et tombeur de filles, tombe par effraction dans la vie de Charlotte, institutrice sage. Drôle, sensuel, provocateur, il fait voler en éclats toutes ses certitudes. L'amour romantique explose avec des mots crus d'aujourd'hui, un ballon de foot et une moto en guise d'épée et de cheval blanc. Sur fond de plan "Vigipirate" les vieux démons se réveillent.

 

Des quartiers Nord aux résidences de la Corniche,  en passant par la prison de Baumettes, Arlette Aguillon nous  offre une fantasia érotique dans un Marseille chauffé à blanc par la canicule.

 

 

Toulon 1900. Les braves gens fredonnent sous les platanes les couplets de Félix Mayol. Au fond des bars louches de la Basse Ville se mêlent trafiquants, espions, usuriers, nervis, anarchistes, filles à matelots. Les officiers de la Royale regardent la terre avec distance depuis le pont de leurs cuirassés, ou échangent dans la fumée d'opium, leurs souvenirs d'Afrique et du Tonkin.

Au coeur de ce monde tour à tour truculent, crapuleux et sophistiqué, Charles Ullmo, jeune enseigne de vaisseau plein d'avenir, tombe sous le charme de la Belle Lison, courtisane sans scrupules. Pour lui commence alors La Dérive. Peu de temps après l'affaire Dreyfus, alors que le tension avec l'Allemagne est vive, la psychose de l'espionnage se développe.

 

Etonnante reconstitution historique, ce roman foisonnant qui a pour trame une histoire vraie, ressuscite le Toulon magnifique de la Belle Epoque, grand ouvert sur le pactole des colonies, mais où se devinent déjà les fêlures qui ébranleront le XXeme siècle.

Attelée à la tâche hardue de raconter l'histoire de son village natal, Arlette Aguillon s'est avisée que dans ce Néoules en Provence, où " il faut aller exprès"   il ne s'était à peu près jamais rien passé, sinon l'hypothétique passage d'un frère de Saint-Louis et de l'amant de la reine margot.  Avec ces deux minces événements, l'ancienne élève de Georges Duby fait merveille: mêlant l'histoire de la Provence en remontant jusqu'à la genèse, aux mille détails du quotidien à travers les siècles, elle brosse  une fresque piquante et enlevée, pleine de tendresse et de drôlerie. On rit, on s'indigne, on pleure, on s'exalte: c'est un vrai roman, à mille lieues de ces ouvrages subventionnés, hymnes à l'esprit de clocher, qui font pâlir d'ennui !

 

100 pages illustrées de documents originaux, photographies inédites et dessins humoristiques (signés Vincent Roure, son fils). Une petite merveille que l'on ne peut, malheureusement, trouver qu'à la mairie de Néoules (83136). 

Tous les hommes et femmes politiques ont consulté, consultent ou consulteront un jour un astrologue, et chacun prête attention, plus qu'il ne veur l'avouer au signe sous lequel il est né... Mais au IIIeme millénaire,

peut-on encore se fier à un zodiaque... sumérien? Si le PC, le PS, l'UDF, le RPR ne savent plus sous quelle étoile placer leurs urnes, c'est que la P.A.F. (lire Paysage Astrologique Français) a changé. Il devenait urgent de rénover le zodiaque et de trouver à chacun sa bonne étoile

 

Amateurs de sciences paranormales s'abstenir. Drôle, extravagant, ce zodiaque qui utilise de nouvelles (mais authentiques!)  constellations célestes brocarde autant les vaticinateurs que les politiques. J.M. Lepen se trouve placé sous le signe de la colombe, Bernard Tapie, sous celui de l'écu, Jacques Chirac, du Phénix. Arlette Aguillon ne se prend pas une minute au sérieux. L'étonnant, c'est que nombre de prédictions avancées en 1991 dans ce zodiaque farfelu, se sont bel et bien réalisées... Peut-être n'est-il pas nécessaire d'être extralucide pour prédire l'avenir des politiciens?